06 juillet 2009

Cheese...c'est l' été

Il y a quelques jours, une copine m'appelle pour savoir si nous sommes libres vendredi soir afin de se retrouver autour d'un petit dîner sans chichis. Sans même réfléchir je lui dis : Ok, mais j'apporte le dessert. Après avoir raccroché je me dis ooops, je travaille, c'est dans 2 jours, quand vais-je trouver le temps de faire quelque chose de sympa. Et d'ailleurs que vais-je faire exactement ? Il me faudrait des ingrédients simples, que ça soit rapide à réaliser et surtout que ce soit frais vu la chaleur ambiante ces derniers temps...Je passe en revue mes fichiers et les magazines qui traînent par ci par là mais rien ne m'inspire. Je surfe sur la vague des blogs culinaires et le hasard me ramène une fois encore sur le blog de Clea qui est ici.

Et je tombe sur un cheese cake qui a l'air fort sympathique, facile à faire et qui respire la fraîcheur.

Le résultat s'avèrera conforme à mes attentes du point de vue du goût, tout le monde a apprécié, sauf que moi je ne le trouve pas assez épais, il manque de volume, sans doute mon moule n'est-il pas adapté aux proportions indiquées. Je décide de recommencer dès le lendemain en doublant la quantité des ingrédients et là, BINGO...

Une texture parfaite, un goût exquis, pas trop sucré, que du bonheur...

Voici la recette originale avec quelques légères entorses dues au contenu de mon réfrigérateur, et au fait que j'ai doublé les quantités du cheese-cake (mais pas de la couverture aux fraises, si ce n'est le rajout de quelques cerises) :

Cheese-cake “à la japonaise” aux fraises et noisettes grillées suivant la recette de Clea

Pour 8 personnes

60 g de noisettes

P7050005

500 g de ricotta
6 oeufs
100 ml de lait
160 g de sucre
30 g de maïzena 70 g d'arrow root (normalement de la Maïzena)
4 cuillerées à soupe de jus de citron
1 cuillerée à café de vanille en poudre d'extrait de vanille
250 g de fraises + quelques cerises (dénoyautées bien sûr !)
1/2 1 cuillerée à café d’agar-agar
Sirop d’agave d'érable

Préchauffer le four à 170 °C. Profiter de la chauffe pour enfourner les noisettes puis les peler (quand elles ont un peu noirci et les concasser.
Mélanger le fromage avec le lait, ajouter le sucre, les jaunes d’oeufs, l'arrow root, le jus de citron et la vanille. Battre les blancs d’oeufs avec une pincée de sel puis les ajouter à la préparation précédente. Verser le tout dans un cercle ou un bien dans un moule rond garni de papier cuisson et enfourner pour 40/50 mn.  Laisser tiédir. Oter le cercle et transvaser sur le plat de service.
Laver les fraises. En garder quelques unes pour la déco. Equeuter et mixer les autres avec les cerises. Verser ce coulis dans une petite casserole, avec l’agar-agar. Porter à ébullition. Ajouter le sirop d’érable et mélanger. Verser sur le gâteau. Laisser tiédir, puis décorer avec les noisettes concassées et les fraises restantes.
Servir fraiP7050003s (l'idéal étant de le laisser passer la nuit au frigo)

Il va quand même falloir que je mette sur ce blog autre chose que des recettes de desserts sinon je vais passer pour une gourmande amatrice de sucré, alors que c'est tout le contraire : J'aime les saveurs  plutôt salées et acides (j'utilise du citron dans presque tous mes plats).

Je me suis aperçue par contre que depuis que je fais ce blog (sans autre ambition que celle de me faire plaisir, car je suis loins d'arriver au bas de la cheville de toutes ces cusinières d'exception dont je pique sans vergogne les créations, mais en les en informant bien sûr)...Bref, donc depuis septembre 2008,  j'ai remarqué que je mange plus sain, plus de légumes (et des fruits, ah le sucré-salé !!!), je commence à découvrir le bio, à regarder les étiquettes des produits que j'achète, tout ça grâce aux nombreux conseils avisés dispensés par les pionnières des blogs culinaires...Même que je m'apprête à créer une AMAP sur ma commune avec un autre concitoyen (nan, c'est pas une insulte ! :-)

Mais je raconterai tout ça une prochaine fois...

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26 juin 2009

2 desserts pour les gourmands

Ca faisait bien longtemps que j'avais envie de m'essayer au tiramisu. J'en avais goûté des tas de versions, de succulentes à vraiment écoeurantes, j'avais mis plusieurs recettes de côté, il fallait juste attendre le jour J, c'est à dire que j'aie vraiment envie de m'y mettre.

Lorsque ce jour est arrivé, début juin, et que j'ai choisi la version que j'allais tenter (finalement celle du site Elle à table ), je suis tombée sur une autre recette, proposée par Nathalie sur son site : Une Mousse de rhubarbe sur croquant de speculoos et sous miroir de fraises...Wouah !

La rhubarbe...Ca évoque chez moi le souvenir d'une indescriptible mousse qui m' était servie par la charmante dame chez laquelle j'ai travaillé durant une année, au fin fond de la campagne anglaise, aux alentours de Cambridge. C'était une excellente cuisinière, contrairement à la légende, pas toujours infondée, qui est de mise sur les talents culinaires des britaniques... Tout cela date de...1978, ça ne nous rajeunit pas...

Mais revenons à nous moutons, hé hé...

Il se trouve qu'on est en plein dans la saison de ce drôle de fruit à la saveur amère, et la recette de Nathalie était si tentante...

TIRAMISU

Bien entendu, qui dit Tiramisu dit Amaretto, cette liqueur d'amandes italienne au goût bien prononcé. Pas moyen d'en trouver dans mon Carrefour Market. Je vais voir chez un caviste mais le prix rédhibitoire me fait finalement préférer un bon Marsala, qui fera parfaitement l'affaire.

Pour environ 6 verrines il faut : P6020011

200 gr de marscapone

2 oeufs

quelques biscuits à la cuillère

65 g de sucre

4 CS de marsala (ou mieux, d'amaretto)

1 tasse de café bien fort

Du cacao amer en poudre pour la finition

- Séparer les blancs d'oeufs des jaunes.

- Dans un saladier (plutôt un cul de poule en inox) fouetter les jaunes avec le sucre et le marsala

- Poser le cul de poule sur une casserole d'eau frémissante et fouetter environ 5 mn jusqu'à ce que le mélange épaississe.

- Retirer le saladier de la casserole et  fouetter encore jusqu'à ce que le mélange soit presque froid.

- Ajouter peu à peu le marscapone dans la préparation en mélangeant.

- Monter les blancs et neige ferme et les incorporer délicatement à la préparation jusqu'à obtention d'une crème lisse.

- Verser le café dans une assiette creuse et y tremper rapidement les biscuits coupés en 2, dans les laisser trop s'imbiber.

- Déposer quelques biscuits au café au fond d'une verrine et les recouvrir d'une couche de la préparation au marscapone.

- Ajouter une seconde couche de biscuits imbibés et napper de nouveau avec la crème.

- Couvrir et laisser reposer au réfrigérateur pendant 5-6h00.

- Au moment de servir, saupoudrer de cacao en poudre.

Un délice !!!

Mousse de rhubarbe sur croquant de spéculoos   gâteau Gerblé aux pommes et figues, sous miroir de fraises

Pas moyen de trouver des speculoos, ce délicieux gateau belge à la saveur très prononcée. J'ai donc pris un autre sablé, diététique en plus, afin de constituer la base de ce dessert si alléchant. Bien entendu, point de feuilles de gélatine, j'utilise des sachets de agar-agar, comme d'habitude.

Pour 4 mousses :P6020003

La base :

100 gr de biscuits sablés (spéculoos ou autres)

40 gr de beurre

- Piler les biscuits en grosses miettes, y ajouter le beurre coupé en miettes et malaxer avec les doigts.

- Déposer 4 cercles beurrés sur une plaque allant au four, y déposer la préparation aux biscuits sur 1/3 de la hauteur, en tassant bien et mettre au four (180°) pendant 10 mn.

La mousse de rhubarbe :

500 gr de rhubarbe environ

250 ml de crème entière

1 sachet d'agar-agar

50 gr de sucre

- Laver et éplucher la rhubarbe, la couper en petits tronçons et la mettre à compoter dans une casserole avec le sucre pendant une vingtaine de minutes. 1 ou 2 mn avant la fin de la cuisson, ajouter un sachet d'agar-agar . Mixer la préparation et la laisser refroidir en remuant de temps en temps pour ne pas laisser le gélifiant prendre complètement.

- Monter la crème en chantilly, y ajouter la compote froide et en remplir les verrines, sur la couche de biscuits, jusqu'à 1 cm du haut.

- Mettre en attente au réfrigérateur.

Miroir de fraises :

200 gr de fraises

1/4 de sachet d'agar-agar

4 CS de sucre

- Laver, équeuter et couper en morceaux les fraises puis les mettre dans une casserole. Faire compoter à feu doux jusqu'à une consistance de coulis. Rajouter l'agar-agar juste en fin de cuisson et faire chauffer à petit bouillon 1 ou 2 minutes.

- Laisser refroidir sans laisser prendre le gélifiant  puis disposer une couche de coulis sur la verrine. Laisser au réfrigérateur toute la nuit.

Le lendemain démouler délicatement avec un couteau et décorer à son idée le somment de la mousse.

Bon appétit !!!

P6020004

Bon, c'est vrai que je ne suis pas encore la reine de la présentation ni la championne de l'égalisation des surfaces des verrines, mais j'y travaille activement ;-)))

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01 mai 2009

Fin d'hibernation...

Oui je sais, c'est abuser, quatre mois sans faire vivre ce  blog...J'ai honte, mais c'est comme ça...Heureusement le soleil commence à pointer son nez et je sors de ma torpeur...

Pour me faire pardonner voici une recette réalisée aujourd'hui, malgré l'impossibilité d'aller me ravitailler pour cause de 1er mai...Normal, si je suis au repos, les autres aussi...

Il y avait quand même quelques échoppes sur le marché de Courbevoie ce matin, et notamment un vendeur de fruits et légumes bios...

J'avais préparé ma liste après avoir trouvé sur le site 750 gr une recette qui m'avait bien plu malgré son titre à rallonge : " Noix de St Jacques poêlées au caramel d'agrumes, tartare de fruits sur lit vert parfumé au poivre de Sichuan". Ouf, rien qu'à l'écrire, je suis déjà fatiguée. Cette recette aurait été initiée par Alice  du blog Avocat & chocolat : http://alicecuisine.canalblog.com, mais sur son site, ce n'est pas exactement la même mouture que j'y ai trouvé. C'est amusant d'ailleurs de constater que les recettes font le tour de la blogosphère culinaire et en sortent totalement transformées par la touche perso des uns et des autres.

Bref, pas grave. J'avais un sachet de petites noix de St Jacques  au congélateur, par contre pas de poivre de Sichuan (qui devrait arriver incessamment sous peu suite à une commande faite sur le net). Des figues surgelées ont rempacé la grenade que je n'ai pas trouvée au marché. La vinaigrette, je ne l'ai pas faite, elle ne m'a pas semblé indispensable. Par contre j'ai rajouté en accompagnement un mélange de riz blanc et de riz sauvage parce que ça faisait quand même un peu léger en quantité, même si nous ne sommes pas des ogres.

Alors, il nous faut (pour 2 personnes)

- Quelques noix de St Jacques (des petites de chez Picard, une dizaine par personnes)

- 10 gr de beurre (mais je ne pense pas que j'en mettrai la prochaine fois)

- 2 oranges et un pamplemousse

- 1 kiwiP5010011

- 1/2 mangue bien mûre

- Quelques quartiers de figues (surgelées dans le cas présent)

- 1 à 2 poignées de feuilles de roquette

- 3 cas d'huile d'olive

- 1 cas de vinaigre balsamique

- Fleur de sel, poivre noir

Préparer le tartare de fruits : Eplucher la demi-mangue, le kiwi et la figue, les couper en tous petits dés et les réserver au frais.

Presser les oranges et le pamplemousse. Faire fondre le beurre dans une poêle, à feu doux, puis ajouter le jus de fruits et laisser réduire à feu moyen.

Pendant ce temps préparer le riz : Mettre un verre et 1/2 d'eau salée dans une casserole et y ajouter un verre du mélange de riz. Dès que ça commence à bouillir, poser une feuille d'alu sur la casserole en pinçant bien les bords pour emprisonner la vapeur, puis rajouter un  couvercle par dessus et laisser cuire 10 mn à feu doux. Au bout de ce temps, arrêter la cuisson et laisser encore reposer 5 mn sans toucher à rien...Egrainer ensuite avec une fourchette, assaisonner selon ses goûts et réserver au chaud.

Lorsque le jus de fruits a réduit (c'est assez long) et commence à être sirupeux, ajouter les noix de St Jacques, les faire cuire 2 mn sur chaque face, puis réserver.

Laisser le sirop épaissir encore un peu et commencer à caraméliser.

Il n'y a plus qu'à dresser les assiettes :

Disposer quelques feuilles de roquette. Déposer un cercle sur le côté, le remplir aux 3/4 de riz, compléter avec le tartare de fruits. Déposer une dizaines de noix de St Jacques sur la salade, parsemer de fleur de sel, ajouter un tP5010016rait de caramel aux fruits, et voila le travail.

Nous avons apprécié le contraste riz chaud/fruits froids. La roquette a un goût très puissant, il faut aimer, un mélange de jeunes pousses peu suffire.

Nous avons accompgné ce plat d'un Saumur blanc 2007, qui s'est avéré être un choix excellent. Un bon petit Sancerre aurait également bien fait l'affaire.

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19 janvier 2009

2 mois déjà ?

Hé oui, je le savais bien que pour tenir un blog, ma plus grande difficulté serait d'être rigoureuse !!!Je déteste les obligations, alors me forcer à écrire si je n'ai pas l'envie ou l'inspiration...pas possible ! Difficile dans ce cas de fidéliser même les meilleures volontés...Tant pis, c'est comme ça, ce blog restera inconnu (il faut bien que je trouve une raison au peu de visites et de commentaires sur cet espace ;-)

En 2 mois bien sûr, j'ai fait quelques petites choses choses conformes à ma newsletter de décembre :

- J'ai terminé la trilogie des Millenium, mais ça, j'en parlerai (peut-être) une autre fois.

- J'ai vu le dernier film des frères Coen qui finalement ne m'a pas emballée plus que ça. Par contre, j'ai également visionné celui d'avant,  "no country for old men" et là franchement, c'est du lourd !!!

- Et puis j'ai un peu cuisiné, même pas mal, fêtes oblige, mais là encore sans trop de plaisir puisque c'était un passage obligé. J'avais pris quelques photos par ci par là, mais finalement j'ai plutôt envie de parler d' une recette toute simple et en marge des fêtes de fin d'année, trouvée par hasard sur la newsletter de P'tit Chef, que je reçois quotidiennement.  Elle vient d'une bloggeuse experte en patisseries, que je salue ici: http://ferielcuisine.canalblog.com/

Il s'agit d'une sorte de chinois fait maison (je déteste ces gateaux "industriels" qu'on trouve en super marché avec une espèce de crème patissière écoeurante à l'intérieur...Mon mari en achète quelquefois, beurk !!!). Celui-là est fourré à la frangipane et au chocolat...Bien plus facile à préparer qu'il ne le semble au premier abord, c'est un vrai délice. Feignante comme chacun sait, j'ai préféré préparer la pate à la MAP. Voila à quoi a ressemblé mon premier essai :

chinois_frangipane

                        

                

                                                                                       

Et comment j'en ai consommé une partie :

chinois_frangipane2

                                                                  

                     

La recette de Feriel est là : http://ferielcuisine.canalblog.com/archives/2008/12/22/11839182.html

Ensuite j'ai fait goûter la chose à mon mari qui l'a trouvée fanstastique. Les 2 ou 3 heures suivantes ont été rythmées par nos passages en alternance dans la cuisine pour "juste un p'tit bout".

Résultat : Quand les garçons, alléchés par l'odeur flottant dans l'appartement,  sont venus me poser la question habituelle dans ce genre de situation: "Maman, qu'est-ce que tu nous mijotes ?", j'ai bien été obligée de leur répondre : " Ben j'ai fait un décicieux gâteau frangipane/chocolat mais en fait, euh...y'en a plus !!!

Oui, je sais, c'est pas bien...

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25 novembre 2008

Bonne fête frangine...

Aujourd'hui, c'est la Ste Catherine, et j'ai une pensée pour ma frangine, tout en bas dans le sud de la France. Alors je lui envoie une dédicace spéciale :

Cath, je ne sais pas si tu connais ce morceau, je l'ai découvert il y a environ 1 an sur Myspace...En tout cas,  on l'entend depuis quelques temps assez souvent en radio, et je pense qu'il a tous les ingrédients pour plaire à la vieille baba cool que tu es...Une jolie mélodie, un texte sympa, une belle voix et un chanteur au look... "à l'ancienne",  qui rappelle de bons souvenirs ;-))) En plus le clip est tout mignon...

Alors BONNE FÊTE P'TITE SOEUR, ainsi qu'à toutes les Catherine qui passeront par ici...

Liberta - Pep's - CLIP OFFICIEL 2008

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16 novembre 2008

Le préfou : Spécialité vendéenne

De 1980 à 1990, j'ai habité en Vendée, dans un petit village proche de Fontenay-le-Comte. Je n'y avais ni famille, ni connaissances, ce sont les hasards de la vie qui m'y ont conduit, accompagnée de mon petit ami ...C'est là que nous nous sommes mariés et que nos enfants sont nés. C'est aussi à cette époque que j'ai appris ce que signifiait le mot TRAVAILLER. Dans les serres en plein été, dans les champs au début de l'hiver, à la chaîne en atelier, payée "à la pièce", c'était assez surréaliste pour la parisienne que je suis, mais je n'avais pas le choix, le travail ne courant pas les rues en zone rurale. Ca m'a en tout cas forgé le caractère...Nous sommes retournés dans la capitale au bout de 10 ans, plutôt guéris du rêve - sans doute un peu tardif - de retour à la nature prôné dans les 70's...Mais quand même heureux à posteriori d'avoir vu nos enfants pousser à l'air pur et s'éclater à faire des parties de foot dans notre grand jardin, ou pêcher dans le marais derrière la maison...

Quand on en reparle aujourd'hui, il y a toujours un souvenir qui revient : Le préfou de la boulangère. A l'époque, cette spécialité était beaucoup moins développée que maintenant car à en croire les forums, c'est devenu un must pour les touristes qui peuvent le déguster à l'ail comme le veut la tradition, mais aussi au fromage de chèvre, ce que nous n'avons pas connu.

Alors, le préfou, c'est quoi ? L'origine viendrait des morceaux de pâte à pain mis par les boulangers à l'entrée de leurs fours pour y tester la chaleur. Et comme il ne faut pas gââââcher, ils les récupéraient en les accommodant de beurre et d'ail pour leur casse-croûte. Sur les 3 boulangeries du village, il y en avait une en particulier qui faisait un préfou divin. Dès que de la famille ou des copains passaient à la maison, on filait en commander. Et souvent nos invités repartaient chez eux, quelquefois à l'autre bout de la France,  avec dans leurs voitures plusieurs préfous enveloppés dans du papier d'alu, propageant de redoutables et tenaces effluves d'ail cuit...

Il y a quelques temps, j'ai acheté une machine à pain. La première chose que mes fils m'ont demandé, c'est de leur faire du préfou...Oui mais où trouver la recette ? Sur le net of course...Effectivement, à ma grande surprise, le mot magique tapé sur Google a donné de nombreux résultats. Hier, je me suis enfin décidée à tenter la chose en m'inspirant d'une recette trouvée sur www.linternaute.com qui préconisait une préparation manuelle. J'ai préféré faire confiance à ma MAP, en réduisant les doses indiquées en cas de flop...Voici le résultat de ce premier essai :

Dans la machine à pain mettre (proportions variables en fonction du type de MAP) :

Environ 180 gr d'eau

un peu de sel

400 gr de farine (de blé bio pour moi)

un sachet de levure déshydratée.

Programme pétrissage, pendant 10 mn

Au bout de ce temps, enlever la pâte, en faire une boule et la laisser lever dans un saladier pendant environ 1 h00.

Préchauffer le four (180°/200°).

Fariner un plan de travail, y étaler la pâte et lui donner la forme d'une baguette écrasée en pratiquant quelques incisions sur le dessus.

Pr_fou1

Enfourner  en recouvrant d'un papier sulfurisé pour éviter que la pâte ne brunisse. Elle ne doit pas gonfler non plus, donc surveiller la cuisson.

Pendant ce temps, mélanger du beurre demi-sel ramolli (environ 40 gr) avec 2 gousses d'ail hachées.

Au bout de 15/20 mn de cuisson, retirer le pain du four, le couper en 2 dans la longueur, enlever un peu de mie et tartiner généreusement du beurre à l'ail. Poivrer et éventuellement rajouter un peu de sel.

Pr_fou2

Refermer le pain, l'envelopper dans du papier alu et le remettre au four pendant environ 5/10 mn, jusqu'à ce qu'il devienne croustillant.

Il m'a fallu environ 2 h00 en tout pour le préparer mais il a été dévoré en moins de 10 mn. Verdict des testeurs : " Hmm, c'est bon comme là-bas, dis "...Un seul petit reproche, ça manquait un peu de sel car je n'avais pas osé en rajouter, le beurre étant déjà salé.

Bon, ok, encore une recette peu diététique, ou plutôt carrément très calorique. Et surtout, à déconseiller avant un rendez-vous galant ou un entretien d'embauche...;-)))

Par contre, idéal pour un apéro ou mieux, accompagné d'un bon verre de vin de caractère. Pour moi c'était un excellent petit Cahors, un de mes vins préférés...

Pr_fou3

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26 octobre 2008

Rando à Fontainebleau et rôti de veau vigneron

Le week-end dernier, je suis allée randonner dans la forêt de Fontainebleau avec un groupe de marcheurs que je ne connaissais pas.

Obligée d'arrêter la course à pied depuis plusieurs mois, à cause de sérieux problèmes aux deux genoux, je me suis dit que peut-être cette assoc' de ma commune m'apporterait une compensation sur le plan physique, et que je pourrais lier de nouvelles connaissances.

Le programme semblait sympa : Le matin 15 km de marche et l'après-midi, une conférence/balade sur le terrain avec un spécialiste des champignons..

Donc j'arrive de bonne heure gare de Lyon, au point de rendez-vous et je retrouve un groupe d'une trentaine de personnes, avec une large majorité de femmes d'un certain age...donc du mien ;-) ...Elles se connaissent toutes et je ne peux m'empêcher de repenser à toutes celles et ceux que nous avons accueillis dans ma précédente assoc', conscients de la difficulté que représente l'intégration dans un groupe constitué depuis longtemps. Sauf que là, je dois dire qu'on m'a laissée seule avec moi-même, personne pour venir faire un brin de causette...Bon, me dis-je, pas grave, la forêt est belle, le temps est idéal, marchons..marchons...

Le groupe se divise bientôt en 3 parties distinctes : Derrière les marcheurs venus là pour papoter, ils sont en mode balade cool et  constituent les 3/4 des participants. Au milieu les responsables de la rando qui visiblement découvrent le parcours et avancent le nez rivé sur des cartes. Et trois personnes devant, un homme et deux femmes qui ont choisi de le faire en mode sportif et qui bougonnent en constatant l'écart qui se creuse déjà entre les différents groupes. Ils avancent sur des bases de 5,5 km/h (c'est l'ancienne coureuse qui parle :-) et je décide de leur coller le train...Le manque d'entraînement se fait ressentir mais je ne lâche pas l'affaire et je reste 2 ou 3 m derrière eux.

Au bout de plusieurs dizaines de minutes, l'homme "de tête" (un marcheur fou capable de se lancer dans des pointes de vitesse hallucinantes et de lâcher le peloton en quelques secondes!) vient à ma hauteur et commence à taper la discut, remarquant que je suis visiblement une marcheuse régulière et avertie, point d'interrogation... Je lui réponds que 12 ans de CAP, ça fait les mollets. Justement, dit-il, une des deux filles devant est également une ancienne coureuse à pied. Lorsque qu'elles s'arrêtent, il me présente et voila comment je fais enfin connaissance avec 3 personnes de ce groupe, au bout de plus de 2h de marche...

Les muscles bien chauds, j'ai ensuite moins de mal à les suivre, et je constate avec soulagement qu'ils ont la même approche que moi de la rando. On discute un petit peu mais la plupart du temps on reste dans sa bulle, à apprécier les premières couleurs de l'automne, les odeurs d'humus, le sons des feuilles qui s'écrasent sous nos pas...

Après le pique-nique (là aussi je note qu'ils sont tous divisés par petits groupes), nous rejoignons le conférencier. Nous sommes un petit peu en retard et il y a déjà un groupe de 30/40 personnes autour de lui. Si bien que je perds vite le fil de son discours, très technique, et ponctué d'invitations à rechercher pendant quelques minutes des boletus cavipes, coprinus comatus et autre amanita citrina qui, comme chacun le sait, fait partie de la famille des agaricales... etc...etc...

PA190718Certaines personnes arborent rapidement, et avec fierté,  de magnifiques paniers garnis; d'autres comme moi, un peu fatigués par les kilomètres parcourus et peu enclins à se retrouver au coude à coude autour du conférencier, ont vite préféré se tenir un peu à l'écart, assis sur une souche, et laisser vagabonder leurs pensées en attendant la fin de la leçon...

Il nous a fallu marcher encore 5 bons kilomètres jusqu'à la gare d'Avon, puis voyager dans un wagon plein à craquer, avant de se séparer dans la plus complète confusion gare de Lyon, sans avoir pu se saluer une dernière fois.

Pas de regrets en tout cas, cette journée fut très agréable, avec un soleil hivernal comme je les aime, et surtout un bel exercice physique, j'ai pu réaliser à quel point ça me manquait.

Pour finir, une recette de saison que j'ai faite il y a quelques semaines pour un couple d'amis propriétaires d'un petit resto du midi. Je me demandais avec angoisse quoi faire pour les étonner agréablement...Et je n'avais vraiment pas d'idées. C'est alors qu'en feuilletant compulsivement le numéro d'octobre de "Cuisine Actuelle", mes yeux se sont arrêtés sur un "rôti de veau vigneron" dont l'accroche stipulait :  " Une cocotte ultra facile à cuisiner, très bien pour inviter les amis". Ben voila, pas la peine de chercher plus loin. Pas l'air trop compliqué, ingrédients de saison, y'a plus qu'à...

Je n'ai pas eu le temps de prendre des photos, je vous livre donc celle du magazine :

Pour 6 personnes :

- 1,5 kg de rôti de veau dans le quasiPA260667

- 1 kg de raisin muscat blanc

- 15 cl de vin blanc moelleux

- 1 gousse d'ail

- 4 échalotes                                                                                                                  

- Une feuille de laurier

- 80 gr de beurre

- 1 CS d'huile

- Sel et poivre du moulin                                                                  

Allumer le four th.7 (210°C). Saler et faire dorer le rôti avec 20 gr de beurre et l'huile dans une cocotte allant au four. Ajouter les échalotes hachées, l'ail pelé (et égermé), et le laurier. Remuer 5 mn. Parsemer le rôti de 30 gr de beurre puis verser le vin. Couvrir la cocotte aux 3/4 et enfourner.

Presser la moitié du raisin et filter le jus (au mortier dans un chinois, c'est top) Retourner le rôti après 20 mn de cuisson et verser un peu de jus de raisin. Couvrir la cocotte, faire cuire 50 mn en retournant plusieurs fois la viande et en ajoutant peu à peu le reste du jus de raisin.

Sortir le rôti. Faire réduire le jus puis, en fouettant, incorporer le reste de beurre en cubes. Y faire chauffer les grains de raisin restants sans laisser bouillir.

Découper le rôti, disposer les tranches sur des assiettes avec la sauce au raisin. Poivrer au moulin juste avant de servir.

La sauce était caramélisée à souhait, vraiment sublime...

J'ai accompagné la viande de petites pommes de terre rissolées, d'une fricassée de girolles à l'ail et au persil et de haricots verts cuits à la vapeur...

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23 septembre 2008

Cul-de-Sac de Douglas Kennedy

cul_de_sacC'est une collègue de boulot qui m'a fait connaitre ce petit polar humoristique l'année dernière, en me disant :"Lis ça, tu vas rigoler". Le format de poche, peu épais, semblait tout à fait convenir à mes déplacements quotidiens en métro...

Un journaliste américain décide de tout plaquer et de tenter l'aventure en Australie...Sa rencontre avec une sculpturale et peu farouche autochtone va être le début d'un délire hilarant qui va l'emmener au fin fond du bush, prisonnier d'une bande de brutes arriérées.

Le personnage, sorti tout droit d'un film des frères Cohen, va de galère en galère, et mine de rien, j'ai vite été prise au piège d'un suspens habilement entretenu...Mais quand va-t-il toucher le fond ? Et comment diable va-t-il s'en sortir, à supposer qu'il y arrive ???

Impossible de ne pas pouffer de rire toute seule, sous les regards inexpressifs de mes compagnons de voyage, tout le long de cette intrigue "abracadabrantesque", écrite dans un style simple, souvent cru, à l'humour détonnant.

La fin est un peu décevante, mais c'est néanmoins une pure "déconnade" très rock and roll,  qui n'a pas d'autre prétention que celle de faire rire. Je le recommande vivement...

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21 septembre 2008

La zen attitude par la cuisine...

Le week-end, rien de tel que quelques recettes concoctées au calme dans ma cuisine...

...tout le stress accumulé durant la semaine s'évapore comme par miracle, je suis zen...

Aujourd'hui, j'ai fait simple. Deux recettes déjà testées plusieurs fois, donc des valeurs sûres pour ma tribu.

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La 1ère, je l'avais trouvée sur le site de Elle à table, il y a plusieurs mois. Je venais de découvrir les vertus de l'agar agar sur le site de Cléa , une révélation !!!

Je n'ai jamais utilisé de feuilles de gélatine, je sais qu'elles sont d'origine animale. Quoique n'étant pas végétarienne, j'ai encore dans un coin de la tête les images des cadavres amoncelés dans les abattoirs, diffusées régulièrement au temps du scandale de "la vache folle". Depuis j'ai du mal avec la viande, particulièrement avec la viande rouge, et l'idée d'un gélifiant fait avec des restes d'animaux m'est insupportable.

Donc en visite sur l'excellent site de Clea, je découvre qu'il existe un gélifiant à base d'algues, venu du pays du soleil levant, en vente dans tous les bons magasins bios.

Depuis, j'en ai toujours dans mon placard...P9200722

Panacotta aux fruits rouges

      Pour 6 à 8 verrines :                                                                                 
15 cl de lait
15 cl de crème liquide
50 g de sucre roux en poudre
1/2 gousse de vanille ou quelques gouttes d'essence de vanille
1 sachet d' agar agar
fruits rouges mélangés (coupe fruits rouges surgelés de chez Picard)

                                                                                                                                                                                    

Préparer la panacotta : Mettre le lait et la crème à chauffer avec le sucre roux et la vanille, et laisser frémir à feu doux pendant 5 mn. Ajouter un sachet d'agar agar 1 mn avant la fin.

Remplir les verres de la préparation aux 2/3 et déposer au froid 2 h minimum.

Pendant ce temps, faire décongeler les fruits.

Au moment de servir, ajouter les fruits dans les verrines.

Evidemment, c'est valable avec n'importe quel fuit, frais ou surgelé

La seconde recette, je l'ai dégotée dans Cuisine Actuelle de juillet. Un très bon numéro d'ailleurs, sur lequel je reviendrai un de ces jours. Pour l'heure, il s'agit d'une mousse au chocolat et aux framboises. Ce n'est pas des plus diététiques, je vous l'accorde, mais quel délice ! A tel point que mes fistons en ont fait de la pub auprès de leurs copains, qui ont été bien obligés de goûter.... Commentaire de l'un d'entre eux : "J'en mangerais jusqu'à la crise de foie !". Euh, p'tête pas la peine d'aller jusque là quand même !!!

Mousse chocolat-framboises

Pour 6 verrines :P9200719

180 gr de chocolat noir

10 cl de crème liquide                                                 

1 CS de lait

30 gr de beurre ramolli

3 oeufs

1 CS de sucre roux

1 sachet de sucre vanillé

Coulis de framboises (Picard par exemple)

Environ 300gr de framboises (fraiches ou surgelées, pour moi c'est toujours de chez Picard)

Raper le chocolat, couvrir avec la crème et le lait portés à ébullition, incorporer le beurre et bien mélanger.

Battre 2 jaunes d'oeufs (ou 3 si petits) avec les sucres (roux et vanillé) jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

Ajouter au chocolat fondu puis incorporer 3 blancs d'oeufs montés en neige.

Composez les verrines : Quelques framboises au fond, un peu de mousse au chocolat, du coulis de framboises, encore de la mousse au chocolat, finir par quelques framboises.

Placer 4 h au réfrigérateur avant de servir.

J'ai alterné grosses verrines pour les gourmands et petite verrine pour...moi, eh oh, j'ai bien mérité d'en savourer une, non ?

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19 septembre 2008

Allez, je me lance...

Déja la fin septembre, on ressort les pulls et les jeans...

Pourtant, il y a quelques semaines encore, j'étais en Crète pour 3 semaines de vacances bien méritées et j'ai toujours la tête pleine d'images de cette première rencontre : Randonnées dans des gorges grandioses, balades dans des petites ruelles au style vénitien, baignades dans une mer chaude et transparente, déplacements épiques en autobus pour sillonner l'île d'est en ouest, rencontres avec des crétois accueillants et généreux, cuisine savoureuse et ensoleillée.

Bien entendu, nous n'avons pas échappé à la célèbre salade dite "crétoise", notamment au retour de randonnées de plusieurs heures, alors que la température avoisinait les 35°...Quel délice ces tomates juteuses et savoureuses, ce mélange concombres-poivron-petites olives noires-féta, idéal pour se rafraichir.

De retour en France, comme je suis moi aussi en mode verrines ces derniers temps, je me suis dit qu'il ne devrait pas être trop difficile d'adapter la célèbre salade en question...J'avais tous les ingrédients nécessaires, alors voila  :

                                                  P9190727

Verrine Crétoise (pour 4)

Ingrédients :                                              

3bellestomates                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Quelques morceaux de tomates séchées, égouttées sur du papier absorbant.

1 oignon rouge

1/2 concombre

1 poivron jaune

Une vingtaine de petites olives noires  (type provençales)

1 plaque de féta

Huile d'olive (aromatisée au basilic ce jour-là)

Origan ou herbes aromatiques selon le goût

Peler, épépiner et couper en tous petits cubes les tomates. Les mettre à macérer dans un peu d'huile d'olive au basilic, assaisonner suivant le goût. Y ajouter  1/2 oignon rouge et les tomates séchées, coupées également en petits morceaux, mélanger et laisser en attente.

Eplucher et épépiner le concombre, le couper en petits dés et l'arroser de citron, assaisonner et mettre de côté.

Epépiner le poivron, le couper en petits morceaux et laisser en attente.

Dénoyauter les olives, les hacher grossièrement au couteau et réserver (en mettre 4 entières de côté).

Couper la féta en 2 puis chaque morceau encore en 2 dans l'épaisseur cette fois.

Mettre un peu d'huile d'olive (1 CS) dans un bol, ajouter des herbes aromatiques,
mélanger. Retourner plusieurs fois les morceaux de féta dans ce mélange.

Monter les verrines : Le mélange aux tomates et oignon d'abord, puis les poivrons, le hachis d'olives, le concombre et la féta. Terminer par une olive entière.

C'était suffisamment assaisonné pour moi, je ne suis pas du tout fan de vinaigrette , mais encore une fois, c'est une question de goût...

Posté par Bluejeanblues à 14:55 - Cuisine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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